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Parcours PMA – le couple dans la tourmente


Parcours-PMA-le-couple-dans-la-tourmente-UNE femmexpat 559x520Pour de nombreux couples, le début d’un parcours en PMA est à la fois plein d’espoir mais également une période de deuil concernant l’enfant conçu naturellement. Les couples ont en effet déjà à leur actif de nombreux échecs dans leur essai bébé.

Cette étape de la PMA, même si elle signe le début d’une relation à trois entre le couple et la médecine, est aussi un espoir sans pareil pour que ce dernier puisse enfin voir aboutir son projet de maternité. La PMA est souvent méconnue ou incomprise des personnes avant que celles-ci ne soient entrées dans les traitements.

Or, ces couples qui débutent un parcours n’ont pas toujours mesuré les difficultés et les contraintes qui vont se présenter à eux. Mais quand, en plus, on vit loin de son pays d’origine, de sa famille et de ses amis, et que l’on ne maîtrise pas la langue du pays où l’on est expatrié, tout se complique encore plus …

 

La difficulté à avoir un enfant engendre psychologiquement bien des questionnements et des souffrances.

Ne pas réussir à enfanter remet souvent en cause, pour une femme, sa part de féminité, sa confiance en elle mais aussi son rapport aux autres. C’est, pour les hommes, la virilité qui sera bien sur ébranlée, mais aussi la capacité à protéger et rendre heureuse leur compagne.

 

Le double isolement des femmes en expat

Plus la difficulté à enfanter sera longue et plus la femme plongera dans un état comme second, remettant en cause toute sa vie aussi bien personnelle, amoureuse, ou encore professionnelle et amicale.

La souffrance, la tristesse et la colère que ressentent les femmes, se matérialisent quotidiennement par la difficulté à croiser une femme enceinte, à voir des poussettes, à partager la joie d’une amie qui annonce sa grossesse. Car tous ces moments de vie les renvoient à la douleur de ne pas être mère.

L’attente de la maternité devient une mise entre parenthèse de toute la vie. Cette vie qui parfois lorsque l'on vit loin, est déjà difficile.

 

Comment nouer des contacts pour celles qui ne travaillent pas lors de l’expatriation ?

C’est souvent l’école ou les lieux où se retrouvent les enfants qui permettent aux femmes de nouer des liens avec d’autres. Mais quand l’enfant n'est pas là c’est un isolement double qui s’imposent aux femmes : celui de la lourdeur et de la souffrance de la PMA, et celui de ne pas pouvoir créer des liens avec d’autres !

 

 

Des hommes démunis

Il en est de même pour les hommes car ils expriment moins leur ressenti, donc leurs doutes ou colère sont moins lisibles pour les autres. Pour autant, les hommes, qui pour beaucoup se sentent légitimes à protéger leur conjointe, se retrouvent bien démunis face à la souffrance de leur partenaire pour lesquelles ils ne peuvent, à leurs yeux, rien faire.

 

Ils sont eux-mêmes dans une douleur profonde qu’ils ont souvent beaucoup de mal à verbaliser.

La place de l’homme dans les traitements est souvent difficile à trouver car ils ne peuvent pas prendre à leur charge physiquement les traitements ni même réussir à rendre heureuse leur partenaire.

Dans l’expatriation, ce sont plus souvent les hommes qui travaillent, ce qui ne leur laisse pas beaucoup de temps et d’espace pour partager avec leur conjointe ou se rendre disponibles pour les rendez-vous.

Le regard des autres sur cet échec, qu’il soit verbalisé ou non, mais compréhensible de tous puisque le couple n’a pas d’enfant ; devient la seule chose qui définisse les couples !

 

 

Pour surmonter ces difficultés plusieurs petites choses à faire pour mieux vivre le parcours :

  • Essayer de garder le contact en permanence avec son compagnon, c’est à deux que vous allez faire ce bébé. Echanger, discuter pour savoir où en est l’autre dans son évolution, dans son acceptation… Attention cela ne veux pas dire harceler l’autre, mais régulièrement se poser et trouver un moment opportun pour parler et ainsi rester connecté et comprendre le chemin intérieur de l’autre !
  • Préserver avec son compagnon des moments de partage où l’on n’aborde pas la question de l’enfant. Un vrai moment de couple en amoureux pour souder ou ressouder le couple (massages, restaurant, cinéma….etc.)
  • Messieurs, n’hésitez pas lors des traitements de votre femme à lui proposer votre aide pour participer pleinement au parcours. Proposer de faire les piqûres, proposer de participer aux tâches du quotidien, proposer de l’accompagner aux rendez-vous ? C’est en couple que vous pourrez déterminer les meilleures options pour vous deux et aider votre compagne dans ce moment pesant !
  • N’hésitez pas à vous faire aider !  Seul(e) ou en couple. Se faire aider ce n’est pas une punition, mais trouver une béquille qui permet de retrouver confiance et estime de soi, d’avoir un lieu pour déverser sa colère, un espace pour se reconnecter à son corps… Il y a bien des manières d’être aidé : psy, sophrologue, acupuncteur, yoga…. Attention choisissez un accompagnement adapté, qui vous convienne c’est-à-dire qui vous apporte beaucoup de soulagement et peu de contraintes !
  • Se mettre en relation avec des associations qui peuvent vous aider à trouver des informations, vous soutenir et vous aider.
  • Essayer d’avoir dans votre entourage un(e) ou deux ami(e)s qui sauront être à l’écoute sans jugement et qui pourront être vos soutiens. Pas forcément nécessaire de s’entourer de plein de gens mais plutôt de « partenaires » qui sauront être justes dans leur aide.

 

Ce parcours est comme un révélateur

Un révélateur de soi, on s’y découvre dans ces forces et ces faiblesses. Même si le coté extrême du parcours amène à des émotions extrêmes, il n’en reste pas moins que les personnes dans ce parcours de PMA vont se découvrir avec des qualités qu’ils n’imaginaient même pas avoir. La force que demandent ces traitements, l’abnégation, et l’adaptabilité qu’ils requièrent resteront chevillés.

Derniers conseils : autorisez-vous à craquer ! À aller mal, à pleurer ! C’est humain cela permet de lâcher un peu pour être plus fort pour le reste du chemin qui ressemble parfois à un marathon plus qu’a une course de vitesse.

Bon courage à vous tous !

 

Déborah Schouhmann Antonio
Thérapeute en périnatalité (Infertilité et Maternité)
Thérapeute de couple/ Familiale
Coach et Sexo Thérapeute

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