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Voir ou ne pas voir en expatriation


Voir ou ne pas voir en expatriationNous avons déjà parlé dans un précédent article des odeurs de l’expatriation. Aujourd’hui je vous propose de nous arrêter sur un autre de nos cinq sens qui est bien sollicité aussi quand on quitte sa mère patrie pour d’autres horizons. La vue !

Qu’est-ce que la vue ?

C’est la faculté de voir, de percevoir, la lumière, les couleurs, la forme des objets et le relief. La vue règle aussi notre rapport au monde extérieur. On peut grâce à la vue trouver du plaisir, de la peur, du dégoût, etc. Or nos yeux peuvent également nous trahir. Quand l’œil voit quelque chose, il envoie une information au cerveau qui l'analyse. De tous les sens, la vue est celui qui donne le plus d'informations.

Un exemple ? Nous repérons dans la rue une personne qui ne correspond pas à nos critères. Mal habillé, drôle de démarche... Et à cette vue, une certaine crainte envahit notre cerveau. Or de ce pauvre bougre il n’y a rien à craindre.

Vous imaginez bien que quand vous partez à l’étranger où tout va être nouveau, il vous faudra un certain temps pour que votre cerveau, via votre vue, carbure pour stocker de nouvelles informations.

Qu’est-ce qui va changer avec notre vision  ?

Nous sommes habitués aux paysages de notre enfance ou de notre vie actuelle. Et les informations qui sont envoyées à notre cerveau, finalement, glissent comme de l’eau sur une toile cirée.

Mais lorsque l’on quitte sa ville, sa région ou son pays, pour un univers complètement différent, là, la vue se réveille. Le cerveau se met en ébullition. Car nous voyons tant de choses nouvelles. La vue de ces nouvelles choses-là nous plait ou nous déplaît. Mais nous ne restons certainement pas indifférents.

J’ai toujours en mémoire le souvenir de mon premier « voyage » entre l’aéroport et la ville où j’allais habiter. A chaque fois, j’étais éberluée,. J’en avais, comme on dit, « plein la vue » ! Le soleil se couchant sur la highway et les buildings bleu acier majestueux vers le ciel. Les grosses voitures américaines. Le stetson sur la custode arrière... Vous avez compris, «  welcome in Texas » !

En Asie, la circulation intense, les rues colorées grouillantes de monde, les petits marchands de soupe, sur les trottoirs… Etc. Et chaque fois je me disais : « dans deux trois mois, cela te sera familier, fera partie de ton quotidien, est-ce que tu le verras encore ? »

Et oui, car tout réside dans la capacité à garder une vue « ouverte » à tout ce qui peut se présenter. 

Se laisser surprendre d’un regard

Chaque jour apporte son lot de surprise pour notre rétine qui  renvoie à notre cortex des informations qui par leur nouveauté, leur bizarrerie ne nous laisse pas indifférente et met en marche notre réflexion. Notre curiosité, bien féminine, est mise à contribution, et c’est tant mieux. Mais pour « bien voir »  il faut aussi se laisser surprendre, ouvrir grands ses yeux à ces nouveautés et garder ce sens en éveil.

Pour nourrir ce « sens » il est important de se donner des occasions de découvrir les mystères de sa ville, lors de balades : certaines paysages nous laissent rêveuses et pas seulement une eau claire sur du sable blanc. Ce peut-être un beau monument, la valse des taxis et bus londoniens, un coucher de soleil sur la place rouge, des fleurs multicolores, le rayon vert, les tenues colorées, etc…  Ce peut-être aussi une scène touchante, un moment magique…

Pour vous donner une idée.

Le plaisir des yeux

La vision  nous permet d'apprécier l'apparence du monde qui nous entoure. Notre regard et notre cortex ainsi nourris de nouvelles connaissances, ont une influence sur notre moral. A condition de bien vouloir « voir », s’arrêter, ouvrir grands ses yeux. Oui, en utilisant consciemment notre regard nous avons ensuite des anecdotes à raconter, des histoires et  des endroits à faire découvrir ensuite à notre famille, notre conjoint. Et, surtout, nous nous enrichissons personnellement.

« Il existe deux sortes de cécité sur cette terre : les aveugles de la vue et les aveugles de la vie. » Ahmadou Kourouma

Notre vie à l’étranger peut être l’occasion de redéfinir notre façon de regarder autour de nous, de prendre le temps de « voir » les gens qui nous entourent, de contempler les paysages, d’admirer les œuvres, de méditer sur un texte, d'être témoin de situations incroyables, de percevoir au-delà des apparences... Bref, d’utiliser ce sens incroyable qui nous a été donné à la naissance : la vue !

Mais par grand soleil n’oubliez pas vos lunettes !

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Les odeurs de l’expatriation


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