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Le retour Vie d'expat

Les relations amicales et familiales au retour d’expat – ou comment ne pas (trop) déchanter


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Comment gérer les relations au retour ? Entre joie et déception des retrouvailles, Alexandra partage avec nous son retour d'expérience.

Ça y est, nous y sommes, il est l'heure de rentrer à la maison et de vivre ce fameux “retour d'expatriation”... Cette expression nous l'avons tous entendue de nombreuses fois en tant qu'expatrié et nous savons qu'elle recouvre du bon et du moins bon.

 

Ne pas sous-estimer la distance qui s'est creusée dans les relations

On entend beaucoup parler des difficultés de réadaptation à cause, entre autres, du choc culturel inversé, des différences de climat ou de cadre de vie, d'un rythme de vie très différent, d'un marché du travail avec d'autres exigences...

Autant de différences à gérer mais pour lesquelles nous sommes maintenant plutôt bien informés et préparés et, face auxquelles, nous pouvons compter sur le soutien indéfectible des amis et de la famille enfin retrouvés !

 

Seulement voilà, ce que l'ancien expatrié peut prendre pour un soutien et donc une aide à la réadaptation, peut aussi s'avérer un obstacle supplémentaire, voire le plus gros obstacle rencontré au retour.

Certes, les amis et les membres de la famille sont là. Ils nous attendent (parfois avec beaucoup d'impatience), ils sont heureux de nous revoir (et nous le disent) mais ils ont aussi vécu sans nous pendant plusieurs années. Ils se sont accommodés de notre absence, ont organisé leur vie (vacances, loisirs, projets) sans nous, ont lié de nouvelles amitiés ou se sont rapprochés d'autres personnes.

Même si l'expatrié est attendu au niveau émotionnel et affectif, il ne l'est donc pas forcément dans les faits et dans les agendas.

Résultat : un sentiment de solitude et d'isolement peut survenir alors même que l'on rentre “chez soi” et que l'on retrouve son cercle amical et familial. Ce sentiment peut vite être exacerbé par un manque d’intérêt pour ces années qui représentent tant pour nous et un rythme de vie soutenu (notamment à Paris) qui laisse peu de place pour les nouveaux arrivants.

 

Adapter ses attentes et reconnecter en douceur

Soyons clair, au retour, c'est donc à l'expatrié de se réadapter à ses amis et à sa famille et non l'inverse.

Et ce pour deux raisons simples : c'est l'expatrié qui a décidé de partir et c'est lui qui a le plus changé. C'est dur à dire mais il ne faut donc pas trop attendre des amis et des proches au retour.

 

Mais alors quel type de relations peut-on espérer avoir ?

Il ne s'agit pas de se contenter de relations superficielles mais bien de comprendre ce que l'on peut légitimement attendre. La majorité des personnes manifestera peu d’intérêt pour l'expérience vécue à l'étranger (même si elle a été longue) et globalement peu d'empathie par rapport aux difficultés de réadaptation. Et cela n'a rien d’égoïste, c'est tout à fait normal !

D'une part, chacun a une vie bien remplie avec ses propres priorités et, d'autre part, il est impossible d'imaginer ce que vit un expatrié qui rentre chez lui si l'on n'est jamais passé par là. J'en veux pour preuve ma propre expérience : je réalise seulement maintenant ce que mes amis anciens expatriés ont pu vivre à leur retour. Je n'ai pas du tout compris à l'époque et je n'ai donc pas forcément été à la hauteur.

 

Garder cela en tête permet de ne pas attendre une attention particulière qui ne viendra pas et d'éviter toute déception.

Cela permet aussi de rester humble et ouvert dans la manière dont on reconnecte avec ses proches. Même si l'on a besoin de se sentir entouré et aimé dans cette période de transition, il ne faut pas se tromper d'objectif. Il ne s'agit pas de réinstaurer au plus vite les relations que nous entretenions avant avec nos proches mais plutôt d'en créer de nouvelles qui tiennent compte de la personne que l'on est devenue. Vaste programme !

Mais n'oublions pas que le temps fait toujours son oeuvre et restons prêts à accueillir ce qui se présente : certaines relations seront d'autant plus riches et se renforceront, d'autres s'éteindront naturellement mais sans regret.

 

S'adapter oui mais jusqu'à quel point ?

S'adapter au retour c'est commencer par admettre un certain décalage avec le cercle familial et amical, un décalage naturel qui disparaîtra avec le temps, et surtout les efforts de l'expatrié pour renouer.

 

Pour cela, il se doit d'être ouvert, humble, curieux, empathique, flexible, entre autres.

Or, il n'est pas forcément facile de faire preuve de ces qualités lorsque l'on se sent un peu déboussolé, que l'on a perdu ses repères, que l'on fait face à de nombreux défis personnels et professionnels et que l'on ne se sent pas toujours épaulé.

On a plutôt envie de se plaindre de la galère administrative, de la mauvaise humeur parisienne, de la météo capricieuse, de l’inefficacité des transports en commun... Et concrètement on le fait toujours un peu, même si l'on essaie de se refréner !

 

Sans parler de se plaindre en continu ou d’être dans la comparaison permanente...

C'est une réaction plutôt saine, cela fait partie du processus d'adaptation. Reconnaître les différences et les difficultés pour mieux les accepter. C'est aussi un bon moyen d'identifier les personnes qui nous aiment vraiment, celles qui sont toujours présentes, quelle que soit notre humeur ou nos difficultés, celles qui s'intéressent vraiment à nous et surtout celles capables d'écouter sans juger, ce dont on a finalement le plus besoin !

 

Aujourd’hui, je suis professeur de yoga, j'ai l'habitude d'écouter mon corps et de respecter ses limites qui sont différentes chaque jour. Et naturellement, j'apprends à faire de même avec mes émotions. Quelles soient positives ou négatives, j'essaie de les accueillir, de les respecter et de les utiliser pour mieux me comprendre et m'aider à évoluer. Un beau programme en perspective pour une transition en douceur...

 

Alexandra - 40 ans - en couple, maman de 2 petites filles 3 et 6 ans
Après une dizaine d'années dans la communication corporate, j'ai suivi plusieurs formations de yoga et suis devenue professeur lors de mon expatriation en Malaisie (2014-2019). Pratiquer le yoga et ressentir ses bienfaits au quotidien est un cadeau, le partager avec mes élèves est un plaisir ! 

 

 

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